Exposition à iMAL d'installations vidéo, sonore, numérique et interactive:
A Tank translated, Omer Fast (is), 2002, Installation vidéo
Black box (Sounds of a society), Danilo Mandic (mk), 2007, Installation sonore et publication.
Cinéma muet, Armel Barraud (fr), 2006, Installation vidéo
Je sais, Antoine Schmitt, 1996-1998, Ordinateur, algorithme génératif.
L.O.S.T, RYbN, 2009, Installation vidéo programmée, deux écrans LCD.
Monkey Party, projectsinge (fr-be), 2006, Installation vidéo
NINGEN, Frederico Camara (br), 2006, Installation vidéo multi-écrans
Psychic, Antoine Schmitt (fr), 2004, Installation interactive
Babelkamer, Jordi Colomer (es), 2007, installation
A Tank translated
de Omer Fast (is), 2002, Installation vidéo
Présentée sur quatre moniteurs disposés afin d’évoquer la structure d’un char d’assaut, A Tank Translated rassemble des séquences de conversations avec quatre membres de l’équipage d’un char d’assaut de l’armée israélienne. Chaque membre de l’équipage (le commandant, le conducteur, le canonnier et le chargeur) a été interviewé séparément une fois dégagé de ses obligations militaires. Les questions posées par l’artiste sont notamment centrées sur la perception de l’environnement comme l’a vécue chacun des membres de l’équipage – leur perception de l’espace intérieur du char, et de ce qui entoure le véhicule.
Les conversations ont été menées en hébreu, puis transcrites et traduites fidèlement, la traduction étant présentée sous forme de sous-titres. Cependant, le texte traduit commence à s’estomper sous l’effet d’une manipulation de l’artiste. Les mots des personnes interrogées disparaissent, d’autres se transforment, créant ainsi un message sous-jacent qui remet en question la validité du film documentaire et la nature perpétuellement changeante de l’histoire, mais qui révèle combien le langage – lorsqu’on s’y arrête – possède un penchant inhérent, dans sa structure et sa formulation, vers les appareils idéologiques, et ce, même dans une conversation informelle. Ces entrevues illustrent également l’emprise qu’exerce le système militaire sur les corps et les vies de ces jeunes Israéliens – parmi tant d’autres.
Black box (Sounds of a society)
de Danilo Mandic (mk), 2007, Installation sonore et publication.
L'installation Black box fait directement référence à l'usage en aéronautique de l'appareil communément appelé la black box (boîte noire), qui enregistre l'environnement sonore de la cabine de pilotage d'un avion et qui est utilisée uniquement dans le cas d'une enquête sur un crash. Cet enregistrement de la dernière demi-heure de vol révèle généralement les informations les plus importantes permettant d'identifier la cause d'un accident d'avion. Par la suite, cette matière sonore est retranscrite et mise à disposition du public. Ici, la réplique de la boîte noire conserve les mêmes caractéristiques, à ceci près qu'elle est utilisée dans un contexte différent : placée dans l'espace public, cette black box pourrait être ouverte et analysée en cas de « chute » de la société. L'installation se compose de la transcription textuelle de l'enregistrement sonore et la boite noire.
Cinéma muet
d'Armel Barraud (fr), 2006, Installation vidéo
Je sais
de Antoine Schmitt, 1996-1998, Ordinateur, algorithme génératif.
Installation, conçue pour être videoprojetée sur un mur, ou montrée sur écran, dans un cadre d'exposition (en ligne ou hors ligne). La durée est infinie, il n'y a pas de fin. Des phrases nous disent "qui sait quoi sur qui". Le spectateur évolue dans l'univers de la connaissance au sein d'une intrigue abstraite entre des personnages de cinéma, et ceci sans fin.
L.O.S.T
de RYbN, 2009, Installation vidéo programmée, deux écrans LCD.Monkey Party
de ProjectSinge (fr-be), 2006, Installation vidéoNINGEN
de Frederico Camara (br), 2006, Installation vidéo multi-écrans
Psychic
de Antoine Schmitt (fr), 2004, Installation interactive
Psychic voit les spectateurs et décrit ce qu'elle voit par des phrases projetées sur le mur. Et elle voit peut-être un peu plus que nous : elle perçoit les états internes et les motivations des spectateurs. Le texte s'affiche lettre à lettre, comme écrit sur une machine à écrire dont on entend le son.
Babelkamer
de Jordi Colomer (es), installation, 2007
Babelkamer (chambre bavarde) est un dispositif vidéo de Jordi Colomer (il dirait certainement une “situation”), qui consiste en une cabine-salon pouvant être occupée par deux protagonistes. Ceux-ci ne parlent pas la même langue maternelle mais possèdent le langage des signes en commun. Ils vont être amenés à discuter sur cette différence par l’entremise de la projection dans la cabine de L’Aurore, film muet en noir et blanc de Murnau. Présentée originellement à Bruxelles et par conséquent habitée par un Wallon et un Flamand, la vidéo produite en conséquence est accompagnée de sous-titres dans les deux langues.
